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Mythologie de l’eau : le serpent «
nâga »
L’eau, aujourd’hui comme hier, est l’un des éléments
fondamentaux de la vie khmère. Les cambodgiens n’échappent
évidemment pas au sort universel qui lie la survie à la
disponibilité constante d’eau, à la fois pour étancher la
soif, cuire les aliments, assurer l’irrigation et donc la
mise en culture des sols, etc. Il n’est pas une maison dans
la campagne cambodgienne qui ne possède son bassin : un des
ces trapeang qui se remplissent et s’assèchent au rythme des
saisons.
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Mais cette eau bienfaisante et vitale a joué dans
l’ancien Cambodge un rôle dépassant de beaucoup les
simples aspects pratiques de la vie quotidienne. On la
retrouve dans les traditions mythologiques locales au
travers de son symbole le plus constant : le serpent ou
nâga. L’animal mythique, un cobra polycéphale, est
lui-même issu du fonds culturel indien adopté et adapté
par les différents peuples de l’Asie du Sud Est. Le nagâ
fut, depuis des temps immémoriaux, associé à l’eau et
aux richesses purement matérielles qu’elle suscitait et
dont elle était la garante. L’animal s’est ainsi trouvé
relié à la prospérité et l’image du serpent, gardien de
trésors dans son domaine souterrain s’est vite imposée.
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