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Le bouddhisme au Cambodge
Dès la fin du 7e siècle, le bouddhisme semble bien en Cour au
Cambodge, à voir un personnage princier portant le titre de «
moine royal », fonder et pourvoir à l’entretien de dix
monastères contenant chacun une image du Bouddha. De fait au
Cambodge, la présence du bouddhisme est confirmée très tôt par
plusieurs inscriptions qui concernent les deux véhicules : Pour
le Mahayana, la chose est attestée dès le milieu du 7e siècle
par des statues d’Avalokitésvara tandis qu’une inscription
datant de 664 concerne le Theravada.
Le
Boddhisattva Avalokitésvara a été au Cambodge ancien le
second personnagedu |
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| bouddhisme et sa popularité est attestée de façon
pratiquement continue depuis le 7e siècle. Très tôt, les
inscriptions le désignent comme le Seigneur du monde ou de Seigneur
des trois mondes, lui appliquant des épithètes normalement dévolues
à Shiva. Il est aussi le grand protecteur qui soulage les morts sans
sépulture et qui sauve les marchands des griffes des démones
anthropophages. Sa caractéristique principale, au Cambodge comme en
Inde est de porter dans sa chevelure l’image du Bouddha Amitabha.
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A
la fin du 9e siècle, c’est le bouddhisme qui est aussi le
bénéficiaire d’un des ermitages (Ashrama) fondé à Angkor autour du
Baray oriental.
Le milieu du 10e siècle est marqué par le développement des
fondations bouddhiques. Une ordonnance de Jayavarman V détaillant le
règlement d’un monastère, est un cas significatif de l’intervention
d’un souverain khmer dans les affaires de la communauté bouddhique.
Les fondations de ce monastère sont dédiées aux divinités du grand
véhicule mais le règlement lui-même ne comporte pas d’implications
sectaires et utilise même souvent une terminologie brahmanique.
Au 11e siècle, plusieurs inscriptions apparaissent où sont
invoquées simultanément Bouddha et Shiva, ce qui peut être considéré
comme un témoignage de l’ouverture d’esprit ou de la vision globale
du fait religieux de la part des souverains qui en sont
responsables. Une autre inscription reprend les instructions données
par le souverain cambodgien visant clairement les pratiques
ascétiques des moines des deux véhicules. |
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