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La vie quotidienne des anciens Khmers
 

Les inscriptions découvertes sur les stèles ou sur les piédroits des portes constituent une source inestimable d’informations. Rédigés en sanskrit pour tout ce qui concerne le roi ou les hauts dignitaires, ils sont souvent répétés et transcrits en khmer ancien afin que le peuple en soit informé par ceux qui savent lire. Mais ces textes ont trait plus spécialement aux fondations de sanctuaires et aux dons de terres.

Par contre, les bas-reliefs que j’aurai le plaisir de vous faire découvrir sur les murs de plusieurs monuments et dont certains nous renseignent, presque de visu, sur le mode de vie que menaient alors les khmers.

De plus, bien avant la fondation d’Angkor, une série d’échanges diplomatiques et commerciaux donnera l’occasion aux chinois de rédiger des annales qui constituent pour nous des documents d’un grand intérêt.

En particulier, Tcheou Ta Kouan (Voir chapitre "Références-bibliographie"), est un lettré chinois qui a accompagné en 1296-1297 une ambassade envoyée par Kubilai pour rappeler les Cambodgiens au « sens du devoir », à la suite, dit-il de la disparition de deux fonctionnaires chinois envoyés au Cambodge par l’administrateur chinois du Champa. Il profita de son séjour pour apprendre au moins des rudiments de la langue khmère et a eu la bonne idée de consigner à son retour, dans un « mémoire sur les coutumes », ce qu’il a vu et entendu dans le pays khmer.
Grâce à Tcheou Ta Kouan, nous pouvons évoquer la vie quotidienne à l’époque angkorienne.

La société de l’époque était divisée en classes très hiérarchisées, correspondant approximativement à deux niveaux sociaux séparés par un abîme, la famille royale, le clergé et la classe dirigeante d’une part et d’autre part, le reste du peuple qui constituait une masse importante mais subalterne, « taillable et corvéable à merci » avec, tout au bas de l’échelle les esclaves, catégorie fort méprisée que l’on baptisait de noms évocateurs tels que « chien puant » ou pire encore.

La vie quotidienne à la campagne

Dans l’empire du Cambodge, la condition paysanne n’était sans aucun doute pas plus enviable que dans l’Europe ancienne. La plus grande partie de la population, qui était paysanne, suivait le rythme du travail champêtre et des corvées imposées.
 

 
   

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