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Les bonzes
L’ordre monastique du bouddhisme,
Sangha, regroupe bonzes et novices. Pour
un jeune garçon, les motivations de
devenir moine sont multiples : atteindre
l’illumination, mais aussi bénéficier
d’études supérieures gratuites, donner
des mérites à ses parents… Un bonze
n’est pas obligé de le rester toute sa
vie : il peut choisir à tout moment de
retourner à la vie laïque. Les bonzes
doivent étudier les écrits bouddhiques,
pratiquer la méditation et respecter les
nombreuses règles monastiques. Les
novices ne sont cependant astreint qu’à
dix règles, les nonnes à huit et les
simples fidèles aux Cinq Préceptes :
interdiction de tuer, de voler, de
mentir, d’avoir des relations illicites
et de s’enivrer.
Les bonzes portent un habit de couleur
safran et les nonnes un habit blanc.
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Culture traditionnelle
Depuis le début des années 90, on
assiste à la renaissance de la culture
traditionnelle, à laquelle les exactions
des Khmers rouges ont porté des coups
terribles. Ceux-ci ont détruit les
statues, les instruments de musique, les
livres : tout ce qui pouvait rappeler de
près ou de loin un passé dont ils
entendaient effacer toute trace.
Le Ballet royal du Cambodge rappelle,
plus que toute autre forme d'art, la
gloire passée d'Angkor. Le théâtre de
masques (lkhaon khaol) a repris de la
vigueur. La musique accompagne tous les
rites religieux. Parmi les ensembles
musicaux traditionnels, citons l'areak
ka, qui se produit pendant les mariages
et qui se compose d'un violon à trois
cordes (tro khmae), d'un instrument
recourbé à corde unique (khsae muoy) et
de percussions (skor areak). La
sculpture et l'architecture
contemporaines sont fortement
influencées par les beautés d'Angkor.
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