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Toute la littérature
manuscrite du Cambodge ancien a disparu,
qu’il s’agisse de textes à caractère
religieux mais bien certainement aussi
de documents administratifs, commerciaux
ou autres, notés sur des feuilles de
latanier ou sur du papier que les khmers
auraient pu recevoir de Chine.
L’image de ces livres apparaît
fugitivement en bas-reliefs narratifs du
temple d’Angkor Wat et dans ceux des
monuments de style Bayon. Ainsi, les
manuscrits les plus anciens étant à
jamais perdus et les textes les plus
récents s’avérant peu fiables au plan
historique, c’est vers la seule
épigraphie qu’il faut se tourner pour
retrouver les grandes lignes de
l’histoire ancienne du Cambodge.
Cette épigraphie ancienne du Cambodge
est étroitement associée au domaine
sacré. Toutes les écritures retrouvées à
de très rares exceptions près, ont été
gravées dans la pierre pour commémorer
quelque fondation religieuse.
L’épigraphe type dans l’ancien Cambodge
débute par une invocation aux dieux
suivie de l’éventuelle généalogie du
donateur et d’un rappel de ses œuvres ce
qui constitue souvent un long
panégyrique. On comprend l’importance de
ces textes au strict plan religieux et
historique mais on comprend aussi que le
quotidien des khmers n’y avait aucune
place.
Trois langues utilisant une même
écriture issue d’un modèle sud-indien
ont été utilisées.
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