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Signalons également pour
rappel que :
- Le chinois Confucius (
-551 à -478), contemporain de Bouddha, a pour la
première fois dans l’histoire posé le principe
de l’accessibilité du pouvoir non par l’hérédité
mais par le mérite et l’étude.
- C’est vers l’an 60 que
le bouddhisme est apparu en Chine.
Deux dynasties, en recueillant l’héritage des
époques précédentes tout en entreprenant
consciemment une mise en ordre ont
définitivement marqué la Chine d’une empreinte
encore perceptible de nos jours : celle des
Han (-206 +220) et celle des Tang
(618 – 907). Chacune d’entre elles a donné son
nom à une étape particulièrement brillante et
constructive de la civilisation chinoise. Elles
ont donné des penseurs, des hommes politiques,
des artistes dont l’éclat continue d’imprégner
la culture et les mentalités.
L’époque des Han a été celle d’ouverture
de la route terrestre de la soie (dès le premier
siècle avant l’ère chrétienne) mais, aussi de la
première mise sous influence chinoise du
Vietnam, tout comme la Mandchourie, le Turkestan
et le Tibet. Plus tard, le Nord Vietnam
sera placé sous protectorat chinois par les
Tang.
Du 7e au 9e siècle, l’époque des Tang a été
celle d’un remarquable essor commercial, tant à
l’intérieur de l’empire que du point de vue des
échanges avec l’étranger. Un pays immense,
peuplé de plus de 50 millions de personnes et
comprenant plusieurs dizaines de villes de plus
de cent mille habitants, ne pouvait manquer
d’être le théâtre d’une intense activité
marchande englobant le transport, le magasinage
et le négoce des denrées. Le commerce extérieur
se fait alors principalement avec les pays
limitrophes : le Tibet, la Perse, le Japon, la
Corée, la péninsule indochinoise et les
Indes.
Les négociants étrangers arrivant de plus en
plus nombreux, s’installent dans certains ports.
C’est ainsi qu’à Canton se trouve une communauté
arabe de plusieurs dizaines de milliers de
personnes à l’époque des Tang.
Elle bénéficie de ses coutumes, sa religion, ses
mosquées et s’est établie dans un quartier à
part dont les responsables ont avec
l’administration des relations organisées sur le
modèle de celles qui existent avec les guildes
marchandes chinoises.
La puissance économique du commerce, florissant
à l’époque des Tang, ne devait plus diminuer par
la suite.
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