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Le grès
Le grès, matériaux trouvé sur place, est présent dans toutes
les constructions religieuses khmères.
Nous rencontrerons des grès de différentes couleurs : gris,
vert tirant parfois sur le bleu, rose ou rougeâtre, le plus
employé étant celui de couleur grise.
La plupart des grès qui ont servi à la construction des
temples d’Angkor proviennent de carrières situées sur le
contrefort du massif des Kulen. Les Khmers ont extrait la
pierre à faible profondeur, voire au ras du sol, ce qui a
fourni un matériau déjà altéré par les intempéries. Les
blocs, souvent très volumineux, étaient détachés aux coins
de bois mouillés, à la pince ou par le feu, cette dernière
technique accentuant l’altération de la pierre. A la fin du
9e siècle, à l’époque pré-angkorienne, le grès est surtout
utilisé pour façonner les seuils de portes et leurs
encadrements, les colonnettes, les linteaux, les statues
mais, à l’époque angkorienne, le grès est employé pour
construire la totalité du monument, associé parfois à la
latérite.
La latérite
La latérite à l’état brut se présente comme un matériau
plastique facile à découper au couteau. Les khmers l’ont
prélevée en blocs de 40 cm de haut environ mais pouvant
atteindre une longueur de 2 m environ.
Exposée à l’air libre, cette matière, en se desséchant
durcit mais en formant de petites cavités, ce qui la rend
impropre à toute sculpture.
Dans le périmètre du site d’Angkor, la latérite peut être
extraite à une profondeur d’environ 4 m sur une épaisseur
moyenne de 1 m.
Certains temples montagnes ont leurs gradins revêtus de
latérite mais celle-ci a surtout été utilisée concurremment
avec le grès mais a surtout été utilisée comme contre-mur
dans les soubassements et pour bâtir des murs d’enceinte.
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