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Les inscriptions sur les stèles suggèrent, par le
dénombrement du personnel et des prestations que
l’activité des temples était incessante et que le
personnel religieux était très hiérarchisé. A sa
tête se trouvent des dignitaires de l’entourage
royal qui appartiennent souvent à de véritables
dynasties sacerdotales, parmi lesquelles se
recrutent les Vrah Guru, ces maîtres spirituels et
chapelains des rois qui à la fin du 11e siècle
tiennent même en main l’accès au trône khmer.
Généralement alliées à la famille royale,
récipiendaires de gratifications considérables, ces
dignitaires semblent, à certaines périodes au moins,
avoir organisé à leur profit une sorte de
féodalisation des grandes charges religieuses, qui
leur permet de régenter des domaines dépassant
largement l’administration spirituelle du royaume.
Parallèlement à ces dynasties, on peut aussi noter
l’existence des Varna, sortes de corporations
regroupant des personnels en charge de différentes
fonctions religieuses et garantissant à ces derniers
le maintien héréditaire de privilèges financiers et
sociaux.
Le personnel des temples est surabondant et lui
aussi très hiérarchisé. Près de 100.000 hommes et
femmes habitent les 5324 villages donnés au temple
de Prah Khan que Jayavarman VII a élevé à la mémoire
de son père.
Parmi eux, près de 50000
personnes chargées du culte et des tâches analogues
auxquelles s’ajoutent plus de 4600 cuisiniers et
près de 2300 servantes dont 1000 danseuses sans
oublier les chanteuses, les pileuses d’aromates et
les couturières d’une part, les porteurs de parasol,
tresseurs de guirlandes, batteurs de tambours et les
nombreux bergers ou paysans esclaves attachés à la
culture des rizières d’autre part.
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