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Les monastères, quant à eux, sont ouverts – même
pour un temps limité – à tous ceux qui se montrent
dignes d’être moine, c’est-à-dire qui s’attachent
uniquement à la bonne conduite et à l’étude, qui se
sont libérés des devoirs d’un maître de maison et
qui réfrènent continuellement leurs sens. Pour les
bouddhistes, la façon la plus profonde et la plus
efficace de trouver la voie du salut consiste en
effet à s’engager dans une communauté religieuse. La
discipline que doit observer le moine est très
austère. Couché dans une cellule de bonne heure et
levé de même, il n’a droit qu’à un seul repas par
jour et il lui faut respecter des temps de prière et
de travail très codifiés, un habillement des plus
sommaires, une discipline de vie très contraignante
: pas de rapport avec la femme, même si cette femme
est son épouse légitime, durant la présence au
monastère.
A côté des pratiques religieuses, le monastère joue
un rôle éducatif. Tout étudiant peut acquérir auprès
de lui des connaissances de lecture, d’écriture, de
grammaire, ainsi que les premiers enseignements sur
les diverses doctrines philosophiques en usage.
La solide organisation de ces monastères, tant du
point de vue de la sécurité que de celui du
ravitaillement, offre un refuge contre les
vicissitudes politiques, militaires, dynastiques,
morales et n’a pas manqué de drainer vers eux une
population considérable.
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