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Dans la première section, se trouvent au registre
supérieur, les bons qui se rendent tout droit au ciel,
au registre inférieur, les mauvais qui vont droit aux
enfers et, au registre médian, les humains qui font
cortège à Yama, le juge des morts. Celui-ci, monté sur
son buffle, désigne à ses deux acolytes, ceux qui
rejoindront la voie du ciel en haut et ceux qu’il faut
précipiter aux enfers. Dans la seconde section, le
registre supérieur est celui des dieux figurés par des
palais volants abritant les élus et portés par des
garuda. Au registre inférieur, sont figurés les
trente-deux enfers identifiés par des inscriptions,
chacun destiné à une catégorie particulière de pécheurs
et théâtre d’un supplice particulier.
Au-delà de sa pédagogie religieuse évidente, l’intérêt
de cette frise est qu’elle propose une caricature
sociale figurant tous les « bons » comme des
dignitaires. En Europe, Michel-Ange n’a-t-il pas
également réalisé une caricature en peignant son «
Jugement dernier » en 1540 dans la Chapelle Sixtine à
Rome ?
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Sur place, nous pourrons également comparer « Le
char de foin » peint dans le même esprit par Jérôme
Bosch vers 1510 (actuellement au musée du Prado à
Madrid). |
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