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Les villages lacustres et
le sanctuaire aux oiseaux du Tonlé Sap (le grand lac) |
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De tout temps et
toujours aujourd’hui, le Tonlé Sap et le Mékong ont
représenté une voie commerciale essentielle, une grande
partie des marchandises circulant au Cambodge étant
transportée sur le lac.
De nos jours, en raison de sa richesse en poissons et de la
fertilité des terres environnantes, le Lac et ses abords
abritent une population importante dispersée entre une
soixantaine de villages.
Les villages lacustres varient considérablement en
importance, regroupant entre 80 et 6.000 habitants. Les
familles vivent sur des petits bateaux ou sur des maisons
flottantes faites de bambous, situées sur les rives en
saison sèche et sur les rivières ou dans la forêt inondée
pendant la saison des pluies. Le niveau des maisons
flottantes peut donc varier de 7 à 8 mètres d’altitude d’une
saison à l’autre. Les enfants vont à l’école en bateau et
les femmes attendent le passage du bateau épicerie.
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Alors qu'il était communément admis que cette population
était majoritairement d'origine vietnamienne,
saisonnière et migratoire, de récentes enquêtes de
terrain ont infirmé cette assertion : les 2/3 de la
population seraient d'ethnie khmère, permanente et
sédentaire. |
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Le lac abrite
également la célèbre réserve ornithologique de Prek Toal
située à deux heures de bateau en venant de Siemreap. Une
vaste forêt inondée constitue la réserve où chaque année des
milliers d’oiseaux affluent, pour y nicher à la saison
sèche, faisant de ce lieu l’un des plus importants
sanctiaire d’Asie du Sud est pour la protection d’oiseaux
menacés tels les pélicans à bec tacheté, les petits et
grands marabouts, les ibis à tête noire et le tantale indien
(une espèce de cigogne). Dans les zones préservées, Ils
forment d’impressionnantes colonies de centaines de couples
de plusieurs espèces. Des armadas de cormorans et
d’aigrettes plongent ou harponnent à la surface l’immense
manne des poissons du lac. Sans oublier les nuées de hérons
et autres échassiers barbotant dans la boue des berges,
ainsi que le milan à tête blanche, le balbuzard pêcheur et
cinq espèces de martins pêcheurs qui se rencontrent dans les
méandres de la forêt. |
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